Echec et mat

                                                          Echec et mat
Voici ces quelques mots sensés,
Te les écrire aujourd'hui une seule chose m'a forcé,
Retrouver la paix que j'ai perdue,
Pourquoi avoir attendu tout ce temps....
Réagir enfin n'aurait rien changé,
C'est seulement pour moi que je l'accomplis,
Reprendre ce que toi tu m'as ôté,
Etait ce un divertissement pour toi ?
Ou bien un artifice pour moi ?
Je t'écrirais avec le langage que tu vénères,
Je te dirais toutes les choses que tu ignores,
Je soulagerais mon c½ur que je recouvre,

Bâtir une muraille pour m'éloigner ?
Demeurer dans ta forteresse pour m'éclipser .....
Me jeter un sort, pour m'emprisonner,
M'injecter ton venin pour m'assommer,
Me cacher l'antidote pour m'immobiliser,

M'éloigner après m'avoir captivé,
M'éclipser après m'avoir illuminé,
M'emprisonner après m'avoir libéré,
M'empoisonner après m'avoir ressuscité,
Me priver d'antidote après m'avoir anéantit,

Un royaume en ruine !!!!
Une reine déshéritée !!!
Des soldats désunis !!
Un fou sensé !
Echec et mat.

Résultat prévisible,
Conduite imprévisible.....
Victime non avertie !!!
Cruelle destinée,
Sourdes lamentations.....



Des interrogations maintenant ??
Qui n'en a pas !
Les dés sont jetés,
Les masques sont tombés
L'heure de vérité a sonné



T'avoir cru est ce cela qui a fait de moi une misérable ?
T'avoir choisi est ce cela qui a fait de moi une aveugle ?
M'être attachée est ce cela qui a fait de moi une quelconque ?
T'avoir été fidèle est ce cela qui a fait de moi une sotte ?

Me lâcher avec une telle facilité ? Chose qui me heurta !
Basculer du jour au lendemain ? Comportement qui me figea !
Délaisser le plus noble des sentiments ? Situation, qui m'éc½ura .......
Me bannir de ton entourage ? Procédé qui me désespéra.


Rire de mes phrases chose que tu feras,
Avoir pitié de moi sentiment que tu ressentiras,
Etre maintenant sûr de toi carapace que tu te forgera,
Me regretter un jour éventualité qui arriva,

Comprendre ce que tu voulais chose que je refusais,
Découvrir ce que tu es situation qui me blessa,
Confirmer ce que je craignais douleur qui me rongea,
Caresser la ferme vérité épine qui m'enfonça,


En poétesse me déguisa,
Un poème te l'écrivit,
En souvenir tu demeuras,
En amie je ne le pourrais
En blessée je ne me vengerai
Un grand ami tu le resteras
Trouver l'amour je te le souhaita .


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Ecrit par Azrounthletat






# Posté le dimanche 29 novembre 2009 15:41

Sot malgré lui

Sot malgré lui
Depuis la nuit des temps , tu n'as cessé de supporter les plus lourds fardeaux, tu as toujours répondu présent aux pénibles transports en montagnes, tu as construis les routes, tu as traversé les lacs et les rivières sans jamais te plaindre, tu as été rongé par les piqûres des rebelles végétations des forets , tu as porté sur ton misérable dos le foin , l'orge , et même l'eau pour tes amis les bêtes, tu as été le plus fidèle ami de JHA , et même de SHREK , tu te couches très tard la nuit et cela après une longue et pénible journée de besogne, tu es réveillé à l'aube pour recommencer ta dure tâche , ni les neiges ; ni les pluies et ni un soleil de plomb ne t'arrêteront , tu es traité de sot, de laid, ou simplement d'âne, pourquoi ? est ce la faute à la nature qui ne t'as pas gâtée comparant à ton cousin le beau et l'élégant cheval, l'ami des grands chevaliers et guerriers, même ton fils le mulet a honte , d'ailleurs dès qu'on lui pose la fameuse question " mais qui est ton père " ? Hélas il répond fièrement mon oncle maternel est le Cheval !!! tes longues oreilles t'ont toujours posé préjudice, sans parler de ton nuisant braiement qu'on peut entendre sur plusieurs kilomètres.
On te compare souvent à une personne simple d'esprit ou sotte, et à tout ce qui est stupide et idiot et pourtant dans ton doux et pensif regard se dégage une grande sagesse d'un animal digne, courageux et persévérant,
Je te respecte pour tout ce que tu as fais pour nous hommes insolents et arrogants,
Je regrette tout le mal que je t'ai fais en prononçant ton nom dans le sens péjoratif,
Je suis fière d'avoir un jour réussi à monter sur un âne et me considérer comme une cavalière,
Je t'aime tout simplement mon âne.

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Ecrit par Azrounthletat

# Posté le dimanche 01 novembre 2009 16:48

Pour l'amour d'un pervers

Pour l’amour d’un pervers
Complexe créature polluant mon saint environnement,
M'être jetée dans la gueule du loup, tel est le prix à payer actuellement,
Ecoeurée par le plus ignoble de tes vices malgré cela je les acceptât,
Où sont passés mes principes ; si mon c½ur meurtri les acceuillat ,
Tu dérangais et tu manipulais, est ce cela qui m'attirât ?
Malgré mon désarroi te bannir de mon langage, chose que ma raison ne tolérât,
Suis-je masochiste ou perverse et que ce mal m'alimenta,
Les séduire, elles, t'était vitale et moi en spectatrice je me comporta,
Les larguer à tour de rôle, et moi en rivale ; résultat qui me consolât,
Éprouver un jour, un sentiment pour elle, situation qui m'anéantira,
Elle cette unique elle, qui apparaîtra et pour les autres se vengera,
Te voir souffrir me réjouira car un passionné tu deviendras,
Te savoir par terre me calmera, car en solitaire je me retrouverai,
Allonges toi et demeure inerte, et en asticot je me convertirai,
Inexorable mortel, fini en appâts, tel est le sort qui t'y réserva,
Te crier aujourd'hui, et te savoir pour aucune cela me réconfortera ,
Te savoir enfin muré dans ton tombeau cela cruellement me glacera ......

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Ecrit par Azrounthletat

# Posté le jeudi 22 octobre 2009 19:25

Modifié le lundi 26 octobre 2009 16:18

Les paradis fiscaux

Les paradis fiscaux
Elle gagne du terrain , elle est devenue durant cette dernière décennie une monnaie courante , du simple agent au poste de directeur général , ils ont tous leur part du gâteaux , et chanceux celui qui aura sa cerise .
Vouloir ressembler à son voisin, son ami, ou à son parent quitte à vivre au dessus de ses moyens ;
Un salaire de misère, face à des tentations permanentes, comment pouvoir, joindre les deux bouts ? Comment réussir à arrondir ses fins du mois et transformer ce qui était un luxe à la portée de tout le monde ?
1) Accepter de vivre pauvre, dans un pays qui est bourré de ressources naturelles oh combien riches ;
2) Se débrouiller tant bien que mal, pour réajuster sa situation à une vie qu'on peut nommer décente ;
3) Refuser catégoriquement sa situation, et magouiller au point d'avoir un train de vie aux frais de la princesse, et étaler sans complexe, les signes de richesse extérieure.

Le choix de la troisième supposition, c'est choisir la facilité, être complice du système, et ranger ses principes dans une cave poussiéreuse, verrouillée avec les plus rebelles toiles d'araignées.
Plusieurs termes la désignent, du langage populaire au plus académiques,
Tchippa , l kahwa , le bakchich , les pots -de- vin , le cadeau , le pourcentage , la marge , mesure d'accompagnement , le service , ou tout simplement la CORRUPTION .

Elle commence toujours par un simple cadeau, puis par un petit billet, puis par un pourcentage ou une marge.
Accentuer la bureaucratie, mettre des battons dans les roues pour les opérateurs, ou annoncer directement la couleur, comme une carte sur table, telle est la stratégie appliquée pour arriver à leur fin.
Tous les secteurs sont touchés de la fonction publique, aux institutions financières, et même le secteur privé.
La clochardisation de la société, le problème identitaire, religieux, la perte des valeurs et repères , et l'aveuglement par l'argent qui n'a plus d'odeur, qui se concrétise par un marché bilatéral avec le diable, ce diable qui veut toujours plus et qui ne se lasse jamais.
Des fonctionnaires assermentés, des professionnels dans le domaine médical, juridiques ou de prestations de servies, ont tous qu'un seul but gagner plus et encore plus, la déontologie est archivée dans un vieux placard, les cas sociaux sont ignorés et la noblesse de ces métiers qu'autrefois étaient telle une référence, aujourd'hui battent de l'aile,
Ces corrompus qui rodent , autour des soumissionnaires des appels d'offre tels des vautours, ils se transforment en des Cracks de calculs , pour arriver au plus avantageux pourcentage , et haute marge bénéficiaire , ce sont des personnes sans valeurs , et veulent ressembler à tout le monde , mais une choses est sûre il faut de tout pour faire un monde et pour faire une société alors pourquoi s'acharner , chaqu'un doit accepter sa situation , on ne meurt pas de faim en Algérie , le pain est à la portée de tout le monde et je crois que tout est relatif , comment expliquez vous que des parcelles de terrain agricoles sont inexploitées , l'Agriculture est un secteur boudé par nos jeunes , et pourtant c'est une mine d'or , est ce une honte d'avoir un cheptel de chèvre et de vaches et de produire du lait , du fromage et du camembert ?
Nos poissons meurent de vieillesse !! , qu'est ce qui empêche nos chômeurs d'exploiter cette cote qui s'étend de l'est à l'ouest, c'est malheureux, la culture du travail est particulière en Algérie, comment sera notre vie après le pétrole, une chose est sûre toutes les manches seront bien retroussées car à ce moment là il n y aura plus le choix.
Je crois qu'on préfère opter pour la facilité, gagner plus et vite et sans travailler.
Le travail c'est la santé n'est ce pas, chez nous le travail c'est une corvée, pourquoi ????

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Ecrit par Azrounthletat













# Posté le jeudi 08 octobre 2009 17:45

Le ricochet

Le ricochet
Telle une pierre qui a transgressée cette eau douce,
Pour atteindre ce rivage sommeillant et ardent,
Une hâte pour atteindre ce rivage inexploré,
Un empressement pour effleurer le bord,
Caresser ses pétales ou être blessées par ses épines,
Pour la notion du risque a-t-elle opté,
Elle s'est d'abord assurée que cette rivière est calme,
Elle s'est également rassurée qu'elle toucherait le fond,
Soudain elle décida de faire languir ce rebord,
Elle s'est crée des divertissements,
Tant tôt elle dansait et tant tôt elle chantait,
Elle ne souhaitait pas rompre le charme,
En atteignant cette haie,
Elle se lassa et brusquement elle se jeta à l'eau,
Pauvre de moi, mais je ne sais pas nager, se disait elle,
Savoir nager ne m'aurait pas arrangé,
Moi qui ne possède ni bras, ni jambes,
Je suis qu'une pauvre petite pierre,
N'est t'il pas plus sage de me mettre en planche ?
A quoi sert actuellement une rivière calme,
Je n'ai qu'à espérer le déluge,
Maintenant que je me suis mise en planche,
N'est il pas plus sage d'aller rejoindre mes semblables,
Qui sommeillent au fond de la rivière,
ET qui auparavant ont tenté d'atteindre l'autre rivage,
Des gouttes commencent à l'arroser,
Mais d'où est ce que viennent ces corpuscules ?
Le ciel a eu pitié de moi ? Se disait elle,
Ou bien le soleil en a eu assez de moi ?
Lui qui a chuchoté un mot au nuage ;
Épais nuage, moi qui ne supporte plus sa vue,
Elle qui est toujours plantée là,
Débarrasse nous d'elle, en lui faisant rejoindre ses similaires,
Ou bien croit t'elle vraiment que elle seule pouvait faire la différence ?
Montre lui épais nuage qu'on ne s'amuse pas avec la nature,
L'averse finit par persister,
Elle provoque un déluge,
La petite pierre est projetée sur le rivage,
Heureuse elle ne pouvait s'empêcher de rire,
Le monde m'appartient dit elle soudain,
Mon rêve peut enfin voir le jour,
Rapporter à l'autre rivage ce qu'il m'a confié de voir,
Je dirais à mon rivage réfléchit elle ;
L'avoir fais languir n'a fait que limiter ton bonheur,
L'avoir mal jugé n'a fait qu'accentuer ta méfiance,
L'avoir repoussé n'a fait qu'empirer la distance,
L'avoir vu laid n'a fait qu'atténuer ta souffrance,
Maintenant que je te rapporte tout cela que fera tu ?
Comment pourrais je te raconter cela moi qui suis à l'autre rivage ?
Comment pourrais je te rassurer toi qui le voyais tel un mirage ?
Comment pourrais je emprunter cette rivière pour te rejoindre?
Comment pourrais je te le dire et toi qui ne souhaitais pas saisir ?
N'est ce pas que le doute te réconfortait et te faisait plaisir ?
N'est ce pas que la confusion te stimulait et t'empêchait de partir ?
Je ne suis qu'une messagère pensa t-elle,
Et mon implication ne peut être éternelle,
Il me reste qu'à attendre une main ferme,
Que seule m'empêchera d'échouer sur l'eau,
Soudain une main me caressa,
Que fera tu de moi toi qui me ramassa,
Te décider te semble si ambigu,
A cette situation je ne suis qu'une attachée,
Te décider enfin ne m'aurait qu'étonner,
Sans me prévenir je me retrouva lancée,
Je transgressai cette eau douce,
Avec une force surprenante me voilà prés du rivage,
Prés de mon rivage qui me dorlotait,
Je ne suis qu'à deux doigt de te raconter,
Je fais un ricochet et survolais l'eau,
Et me retrouva encore une fois sur cet autre rivage,
Avec une telle facilité ?
Mais cette fois ci c'est l'opposé que je découvris,
Contrariée je ne pouvais m'empêcher de rire,
Le monde m'a trompé je me dis soudain,
Mon rêve n'était qu'une illusion,
Rapporter à mon rivage ce qu'il m'a confié de voir ?
Je dirais hélas à mon rivage,
L'avoir fait languir n'a fait que temporiser ton malheur,
L'avoir mal juger n'a fait que répondre à ton flaire,
L'avoir repoussé n'a fait que relativiser ton choc,
L'avoir vu laid n'a fait que témoigner de son insouciance,
Maintenant que je te rapporte tout cela que fera tu ?
Aurais je le courage de lui dire une vérité si amère ?
Aurais je la puissance d'emprunter encore une fois ce chemin ?
Aurais je la force de te soutenir maintenant que tu es lésé ?
Soudain me rappel je, mais je suis qu'une petite pierre,
Comment pourrais je avoir mal, moi qui suis faite de calcul ?
Comment mon rivage pourrait avoir mal lui qui est fait de roche ?
N'est il pas sage que je reste sur ce rivage ?
Quitte à sacrifier celui qui m'a vu naître,
De valeurs parles tu ?
Comment savoir le bon du mauvais ?
Comment mesurer l'étendue de l'artifice ?
Et moi qui savais que sous ce rivage sommeille un feu ardent ;
Comment reconnaître l'étendue de la droiture ?
Et moi qui savais que dans mon rivage sommeille un froid glacial,
Et puis quoi la rivière a juste séparé ces deux rivages.
Et que son eau dégouline dans le sens inverse,
Et que ces deux rivages sont et demeurent parallèles,
Et nul n'est en mesure de les réunir.




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Ecrit par Azrounthletat

# Posté le mercredi 09 septembre 2009 19:48

Modifié le mardi 15 septembre 2009 15:11